Histoire de la paroisse

 

L’histoire de notre paroisse est une bien belle histoire !

L’histoire de la paroisse en bref

La paroisse est devenue ce qu’elle est après avoir franchi différentes étapes depuis le 19e siècle : au point de départ, une chapelle (1834). Puis, elle grandit autour de deux églises (1886 et 1955), de trois presbytères (1834, 1845 et 1887). Elle porta différents noms : Saint-Philippe (1831), Saint-Grégoire VII (1832), L’Immaculée-Conception (1838), Saint Patrick (1845) et Marie-Reine-du-Monde (1955).

Aujourd’hui, son lieu de culte, église accueillante et décorée de façon originale, est fréquenté, chaque dimanche, par un grand nombre de paroissiens fidèles et généreux, appartenant à plusieurs ethnies, qui assistent soit à la messe de 9 h en anglais ou en français à 10 h 30.

Les bâtisseurs de cette belle paroisse, ainsi que tous ceux et celles qui continuent à travailler à sa conservation en bon état et à son rayonnement spirituel, méritent la gratitude de la population catholique romaine de Rawdon.

Des collectes de fonds permettent d’assurer les réparations nécessaires à l’entretien de l’église et au presbytère, et les projets inter-Églises soutenus par les communautés Anglicane, Unie et Catholique de Rawdon apportent à des populations éloignées sur d’autres continents le soutien dont elles ont besoin pour s’approvisionner, notamment, en eau potable. Cette générosité contribue aussi à aider des jeunes et d’autres membres de la communauté humaine, nos sœurs et nos frères en Jésus Christ.

 

De l’information plus détaillée

De 1816 à 1829, les premières familles irlandaises catholiques furent desservies par l’église de Saint-Jacques et de Saint-Paul, ainsi que par des prêtres missionnaires de Montréal.

C’est à partir de 1830 que la paroisse de Saint-Jacques devint responsable de Rawdon, avec l’aide d’un missionnaire de Montréal, M. James Moore, nommé au service des anglophones de la région.

L’arrivée de nombreux Irlandais dans les années subséquentes marqua l’évolution de ce qui est devenu éventuellement la paroisse catholique romaine de Rawdon. Plusieurs années s’écoulèrent, et son emplacement fit l’objet de tractations – il y avait des mésententes – de sorte que la première messe fut célébrée dans la nouvelle chapelle en 1834.

La première église, construite en 1837, était située sur l’emplacement du cimetière actuel, sur la rue Morgan, devenue le Chemin du Lac Morgan. Elle s’appelait Saint-Grégoire-le-Grand. Quelques mois plus tard, le premier presbytère fut construit tout contre la chapelle, afin d’accueillir les prêtres desservants qui, jusque-là, avaient été hébergés dans la sacristie du presbytère. En 1837, le premier curé, M. l’abbé Dennis Mc Reavy, se vit confier la charge de Saint-Philippe de Kildare et de Saint-Grégoire-le-Grand de Rawdon. Même si Rawdon était devenue une paroisse autonome, le curé n’y résidait qu’à temps partiel. En 1840, on donna à la paroisse un nouveau nom, celui de L’Immaculée-Conception. On doit les premiers registres paroissiaux à M. le curé Mc Reavy.

En mars 1837, le premier baptême célébré fut celui de Thomas Boilen. Puis, eut lieu l’inhumation d’Éléza Moore, suivie du premier mariage, celui de John Doherty et de Catherine Tanzy. Suivra la nomination du premier Conseil de la fabrique composé de John Carroll, Luke Daly et Luc Dupuis.

La présence d’un curé résidant fut de courte durée (1837-1841). Entre 1841 et 1844, les catholiques se rendirent à Saint-Jacques, et ce, jusqu’à l’arrivée de M. l’abbé J. Cholette, nommé curé en 1844.

En 1845, un deuxième presbytère, plus beau et plus grand, fut construit sur la rue Queen, à la suite de nouvelles subdivisions de lots pour le site du village et, aussi, en raison de l’impossibilité de déménager l’ancien presbytère.

C’est aussi en 1845 qu’on modifia pour la quatrième fois, le patron titulaire de la paroisse. Une requête des marguillers et du curé avait été envoyée à Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, pour demander ce changement. La paroisse s’est désormais appelée Saint Patrick, ce qui fut très apprécié des Irlandais catholiques.

1882 est une date importante, puisque c’est l’année de la reconnaissance canonique et civile de la paroisse de Saint Patrick de Rawdon, dans le comté de Montcalm, district judiciaire de Joliette.

C’est aussi en 1882 que le projet de construction d’une nouvelle église plus centrale, afin de répondre à une population plus nombreuse, fut rapidement approuvé par décret par Mgr Edouard-Charles Fabre, évêque de Montréal. Bien que Mgr Fabre ait formulé des exigences importantes, les marguillers acceptèrent, et la construction débuta au printemps 1884. La nouvelle église fut inaugurée en juin 1887, la construction d’un nouveau presbytère, près de l’église, ayant été réalisée en même temps. L’ancien presbytère fut déménagé sur le terrain de l’église et devint la maison du bedeau. Cette deuxième église, 1886-1956, érigée sur le site actuel, continua de s’appeler Saint Patrick.

Le diocèse catholique de Joliette fut fondé en 1904. Depuis lors, la paroisse catholique de Rawdon fait partir de ce diocèse.

M. le curé Mgr Vincent Piette, arrivé en 1939, continua sur la même voie que son prédécesseur, M. le curé Louis Beaudry, et projeta de construire une plus grande église. La guerre mit un arrêt au projet, de même que des mésententes au sujet des coûts de construction. Finalement, la construction de la nouvelle église démarra en août 1954.

Cette troisième église, l’église actuelle, porte deux noms : Marie-Reine-du-Monde et Saint Patrick. Elle fut inaugurée à Noël 1955, et fut bénite par Mgr Édouard Jetté, administrateur apostolique du diocèse de Joliette, le 19 août 1956.

Rawdon, déjà reconnue par la diversité de ses ethnies, vivait un important développement commercial et industriel. Ajoutons que Rawdon était aussi connue et visitée par de nombreux touristes désireux d’admirer les célèbres et magnifiques chutes Dorwin. Il en est toujours ainsi.

Depuis les soixante dernières années, la vie paroissiale a suivi son cours, grâce à la présence de différents prêtres* bilingues affectés à la direction de la paroisse, laquelle a aussi intégré la liturgie issue du concile Vatican II (1962-1965).

Divers travaux d’amélioration, d’agrandissement et d’embellissement de l’église, du presbytère et du cimetière furent pris en charge par les différents Conseils de fabrique.

En 2015, la paroisse se porte très bien, est active et vivante. Elle est un joyau du diocèse de Joliette.
 

Références

  Marcel Fournier, Rawdon : 175 ans d’histoire, 1974.
  Gérard Brady, Une bien belle histoire 1837-1987, 1987.
  Gérard Brady, Rawdon , mon village, 1995.
  L’art en église, 2005.
  Archives de la paroisse.